En octobre dernier, Maëlle Deruaz est devenue la première Française à remporter le scratch groupe d’âge féminin des Mondiaux Ironman. Une trajectoire fulgurante pour celle qui n’a commencé le triathlon qu’en 2019, l’a stoppé jusqu’en 2021, avant de reprendre sa marche en avant. Portrait d’une météorite, qui jongle entre un job dans la finance et sa passion du sport…

La consécration. Le 14 octobre dernier, Maëlle Deruaz, 29 ans, a touché du doigt le Graal, en remportant les Championnats du monde Ironman chez les amateures, à Kona, lieu mythique s’il en est, et pour sa première participation. Des stats hallucinantes pour une athlète qui n’emmagasine que 4 ans d’expérience sur la discipline – et encore, avec des coupures : 9h14 :12 de course, 26e place au scratch – devant une flopée de Pros – première Française au classement, accessoirement. N’en jetez plus !

A priori rien ne prédisposait Maëlle à devenir cette étoile du triple effort. Une enfance certes sportive, bercée par des allers-retours entre la région lyonnaise et la montagne, où elle s’échappe avec sa famille tous les week-ends. « J’étais licenciée au Ski Club-Valloire » raconte Maëlle. « Je faisais du ski en compétition, plutôt Slalom, et Géant. Les épreuves de vitesse, ce n’était pas trop mon truc ». Un peu de danse (classique, modern-jazz), de gym et de tennis agrémentent ses semaines « en ville ». Une Ecole de commerce plus tard, Maëlle débarque à Paris. Elle y découvre la course à pied. « J’ai couru par facilité », assure-t-elle. « Je suivais des influenceuses qui se sont mises à faire des Ironman. Je me suis dit : Si elles y arrivent, pourquoi pas moi ? Je suis tombée dedans par pur défi » avoue Maëlle. « Je me suis alors inscrite sur l’IronMan de Nice sans me rendre compte vraiment de ce que c’était ». D’autant qu’elle n’a jamais nagé, ni fait de vélo de route dans une vie pourtant sportive. 6 mois avant Nive, elle s’inscrit dans un club de tri pour apprendre à nager. Quatre mois avant, elle investit dans un vélo de route. Puis elle se jette dans la Méditerranée, sans étape préparatoire sur Courte distance. « Mon but était de finir, vraiment. Je me voyais déjà en train de revendre mon vélo… » Depuis, elle en a racheté deux, dont un contre-la-montre…

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