Objectif AlpedHuez 2020 – Ca « bosse » en hiver !

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Poste Le 27 janvier 2020 par Luc Beurnaux

La bosse, en vélo ou à pied, c’est tout un art. Nous vous proposons aussi de partir à la découverte d’un hiver actif que vous pourriez mener en vue du désormais mythique triathlon L de l’Alpe-d’Huez.

Vous le savez peut-être déjà, mais le triathlon L de l’Alpe d’Huez, c’est :

quatre cols à vélo :

– l’Alpe du Grand Serre, 15km à 6,5% de pente

– Malissol, 2,4km à 8,5%

– Ornon, 14,4km à 4%

– et l’Alpe d’Huez, 13,9km à 8%…

pour un dénivelé positif total de 3200m

et un parcours pédestre sous la forme de trois boucles de 6,7km (sur piste et bitume), pour 100m de dénivelé positif à chaque tour.

Y-a-t-il des qualités requises pour se préparer au mieux sur ce type de parcours de montagne ? Cette course possède un profil à faire pâlir, ou stimuler, c’est au choix, ceux qui vont tenter l’aventure des montagnes russes. Très caractéristique sur bien des points, cette épreuve atypique vous demandera de réveiller et révéler le montagnard qui sommeille en vous.

Quelques qualités de votre montagnard :

– une habitude des efforts en montée y compris dans de forts pourcentages (position confort sur le vélo, bon gainage, aisance en danseuse…)

– une capacité à répéter ces efforts (enchaînement des quatre ascensions), donc une endurance et peut-être aussi une forme d’économie à trouver dans votre effort.

– une certaine habitude technique en descente (type enchaînement d’épingles), notamment au niveau de la lecture des trajectoires, et des freinages en pourcentages raides, surtout si le temps est pluvieux comme cela peut arriver.

– une certaine aisance en course à pied en bosse, qui demande de la puissance.

– et comme il faudra descendre ce que vous monterez, à pied, une habitude du travail excentrique (propre à la course à pied en descente) ne sera pas de trop pour effectuer cette fin de course pédestre avec le plus de fluidité possible.

– une acclimatation à l’effort en altitude, notamment pour la partie pédestre qui se court à plus de 1800m.

– une bonne connaissance de vous dans la gestion de vos allures, de vos limites, et de votre niveau d’énergie

– une bonne connaissance de vos stratégies de nutrition dans la durée.

N’oublions pas non plus de parler d’un certain type de qualités, qui vont de pair avec les qualités physiques : ce sont les aptitudes mentales que vous allez pouvoir développer au cours de vos entraînements. Je parlerai globalement d’une « philosophie de la bosse », la vôtre, celle que vous allez bâtir. Produire un effort long en montée, puis descendre, puis remonter, et cela plusieurs fois, sur plusieurs heures de course, c’est selon moi toute une partie de vous qui se mobilise pour, épousant les reliefs, continuer à donner du sens à vos tours de pédales. En d’autres termes, plus vous allez vous approprier votre projet et votre objectif sur cette course, mettre ce que vous êtes dans vos entraînements, vous découvrir, définir ce qui a du sens pour vous dans cette épreuve de longue haleine, et plus vous allez accéder aux ressources nécessaires pour remonter à chaque fois que vous aurez descendu. Vous constaterez sans doute que votre moral n’est pas linéaire dans ces épreuves longues ; vous remarquerez lors de longs entraînements vallonnés que parfois, ce moral épouse le relief de la route, c’est à dire qu’il est en forme de vagues : si c’est le cas, accueillez-le, c’est normal !

Ce petit topo sur ce que j’identifie être les qualités nécessaires pour réaliser cette épreuve dans de bonnes conditions n’a pas vocation à enfermer votre prépa dans une succession de devoirs à remplir. Il n’existe pas de préparation ni de triathlètes parfaits ; ce sont donc juste quelques grandes lignes sur lesquelles vous appuyer pour jalonner vos mois de préparation.

LA SUITE DE l’ARTICLE DANS TRIMAG 88 DISPONIBLE ICI

Par Christel Robin Body and Mind – www.christelrobinbodyandmind.com Photo Thierry Sourbier

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