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EMBRUNMAN – Gérald Iacono s’explique

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L’annonce a eu l’effet d’une bombe et a rapidement entraîné toute une pléiade de réactions. Mardi après-midi, Gérald Iacono, le fondateur de l’Embrunman, a posté sur les réseaux sociaux un message d’une vingtaine de lignes expliquant que son épreuve allait être reprise par Amaury Sport Organisation (ASO), en charge du Tour de France cycliste, du Dakar, etc. Contacté par nos soins, l’organisateur historique a accepté de revenir sur les raisons de cet accord qui devrait être officiel dans les prochains mois. 

ASO le grand gagnant  

« Il y a quelques années, on avait eu un petit contact car ils étaient intéressés par notre épreuve. Mais j’avais préféré me tourner vers la fédération et signer une convention pour qu’on soit co-organisateur. L’objectif, c’était de pouvoir pérenniser l’épreuve au cas où il m’arriverait quelque chose. J’ai finalement préféré changer mon fusil d’épaule et ne pas resigner cette convention en 2018. C’est nous qui sommes retournés vers ASO. Les discussions ont commencé à partir du mois de septembre. Ils étaient ravis qu’on revienne vers eux car ils ont envie de se développer dans ce sport. C’est aussi une reconnaissance de notre travail. »

Les raisons du divorce

« On m’a fait comprendre en novembre, lors d’une réunion à la Région, qu’il fallait que je passe la main à la Ligue sinon on allait me couper les vivres. C’est quelque chose que j’ai très mal perçu d’autant que je faisais confiance à certaines personnes. A partir de là, ça m’a conforté dans mon idée de me rapprocher d’ASO. La fédération a fait une grosse erreur en voulant me virer trop vite. Et quand on me fait des crasses, je suis méchant. »

Un imbroglio autour du nom Embrunman

« La fédé aurait récupéré la propriété du nom Embrunman sans qu’on le sache. On a demandé à le récupérer. Le président s’était engagé à le faire avant le 31 décembre mais pour le moment, on n’a reçu aucun document nous indiquant qu’ils acceptaient de nous le rétrocéder. J’ai entendu dire que ça doit se discuter lors d’une réunion du conseil d’administration, fin mars. »

Des réactions contrastées

« C’est drôle, tout d’un coup, on dirait que tout le monde est content que l’épreuve soit reprise par ASO. J’ai reçu plein de messages pour me féliciter alors que j’avais plutôt l’impression qu’il y avait des personnes qui voulaient la voir disparaître. Les commentaires des gens sont stupides. Certains disent des choses sans vraiment savoir, comme par exemple que l’Embrunman ne sera plus comme avant ou que les prix vont augmenter. C’est faux ! Rien ne va changer, et ils vont en garder l’authenticité. »

ASO aux manettes dès 2018 ?

« On ne peut pas avancer avec ASO tant qu’on n’a pas réglé ce problème avec la fédération. Là, on a déjà beaucoup avancé sur l’organisation pour 2018 donc on va certainement continuer à gérer notre épreuve. Ce sera en quelque sorte une année transitoire. Ça va permettre à ASO de voir comment on fonctionne et, en 2019, ce sera à eux, même si on sera toujours là. »

Le début d’une nouvelle ère 

« L’Embrunman va entrer dans une autre dimension avec l’arrivée d’ASO qui a des moyens au niveau de la communication et des compétences auprès de l’administration qu’on n’avait pas. Ça va prendre une ampleur internationale. »

Propos recueillis par Basile REGOLI