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Audrey Merle – « Ça me donne confiance pour la saison de triathlon »

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Trois ans après sa médaille de bronze, la junior Audrey Merle (Parthenay) a retrouvé les joies d’un podium national en cross-country en décrochant dimanche une belle médaille d’argent. Et cela, une semaine seulement après avoir réalisé un temps canon sur le 10 km de Cannes (35’30). Pour sa dernière année chez les jeunes, la pensionnaire du pôle Espoir de Montpellier vise une sélection au championnat d’Europe junior. Entretien.

 

Que représente pour toi cette médaille d’argent au championnat de France de cross-country ?

« C’est une belle satisfaction même si je passe proche de la victoire et d’un titre de championne de France qui n’a rien à voir avec une médaille d’argent. Mais je ne peux pas dire que je suis déçue. Ce résultat prouve que le travail paye. Ça me donne confiance pour la saison de triathlon.

Et pourtant, tu n’étais pas certaine de participer à la course une semaine avant ?

Au début, Stéphanie (Deanaz) ne voulait pas que je fasse le cross. Mais on en a reparlait. Ça faisait trois ans que je courrais après une bonne course au France. J’étais un peu frustrée. Dimanche dernier, après Cannes, j’ai appelé Pascal (Choisel) pour lui dire que je me sentais bien moralement et physiquement. Le fait de faire un bon temps a aidé, je pense, à bien me remettre dans les rails. Donc le lundi matin, la décision était prise de participer au championnat de France.

Chaque année, on te retrouve dans le Top 5 au championnat de France de cross-country (3e en 2011, 5e en 2013 et 2e en 2014). C’est une discipline qui a l’air de te plaire ?

C’est quelque chose que j’ai toujours aimé, avant même de me mettre au triathlon. Je prends énormément de plaisir sur un cross. Ça permet de garder un esprit de compétition dans une période creuse. J’ai souvent du mal à me motiver à l’entraînement pour des objectifs à long terme donc là ça me permet d’avoir des objectifs proches durant l’hiver. Et c’est un bon moyen pour prendre de la confiance avant la saison de triathlon.

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En l’espace d’une semaine, tu as signé un chrono canon sur le 10 km de Cannes (35’30) et décroché une médaille nationale en cross. Es-tu surprise par ces résultats ?

Ça faisait déjà un petit moment que je faisais des bonnes séances à l’entraînement mais j’avais du mal à le concrétiser en compétition. J’ai vraiment franchi un cap fin décembre suite à un stage de deux semaines à dominante course à pied. Je pense avoir également gagné en pied grâce au travail de proprioception fait avec Pascal (Choisel). Maintenant, mon temps à Cannes a été une surprise. Je ne m’attendais pas à faire ça. En septembre, j’avais mis sur mes objectifs de la saison : 37’00 pour mon premier 10 km et 36’30 en fin de saison.

Il s’agit en 2014 de ta dernière année dans la catégorie junior. Quels sont tes objectifs ?

Je vais avoir deux challenges cette année. Je viserai tout d’abord une sélection en équipe de France junior. Je vais donc participer aux tests de sélection à Saint-Raphaël (29-30 mars) puis à la Coupe d’Europe à Quarteira (13 avril) pour essayer de me qualifier. Cette année, je vais aussi commencer à me préparer à mon passage en U23. Je vais donc toucher à la distance qui m’attend en faisant quelques courses sur CD. Il y aura peut-être une ou deux Coupes d’Europe. Une dernière année junior, il faut en tout cas l’apprécier.

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Tu as la chance de côtoyer avec ton club de Parthenay la championne du monde 2013 Non Stanford. As-tu eu l’occasion l’an passé d’échanger avec elle ?

J’ai eu l’occasion de partager la chambre avec elle lors du Grand Prix de Nice l’an dernier. C’est une chance que m’a donné Jacky (Baudrand) car d’habitude les étrangères sont entre elles. On apprend beaucoup en la côtoyant. Comme je suis un peu curieuse, je l’ai questionnée sur son parcours et sur ses entraînements. Elle est hyper ouverte. C’est une fille avec qui tu as envie de reparler. En plus d’être forte par ses résultats, elle est très fédératrice pour l’équipe. Ç’a vraiment été une belle rencontre.

Tu es actuellement en première année de STAPS. Cela est-il compliqué de mener de front une pratique à haut niveau du triathlon et ses études ?

On s’en sort quand on est bien organisé mais ce n’est pas toujours facile. Il faut essayer d’avancer dans ses cours sans forcément aller à la fac. Le statut d’athlète de haut niveau permet certes de s’entraîner correctement mais ça te coupe un peu d’une vie sociale. Tu ne côtoies plus personne hors triathlon. C’est un peu dur. »

Basile Regoli – (c) L. Beaugrand