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Mondiaux duathlon – Cassan-Ferrier – «à Du plaisir à la cléà »

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A seulement 22 ans, Alexandra Cassan-Ferrier commence à se construire un sacré palmarès dans le petit monde du duathlon. Championne d’Europe en Irlande en mars dernier, championne de France en avril dernier et maintenant championne du Monde en Espagne, la sociétaire du TC Châteauroux 36 a tout gagné en U23 cette saison. Encore incertaine sur son choix de privilégier le duathlon ou le triathlon, elle veut pour l’instant continuer à progresser en natation pour pouvoir rivaliser un jour avec les meilleures sur le triple effort…Pour tes premiers mondiaux, tu décroches une médaille d’or en U23. Que ressens-tu après cette victoire ?Avoir gagné ces championnats du Monde est une grande satisfaction. Je suis à la fois contente et soulagée car je voulais vraiment réussir cette course et je savais que la lutte avec la Belge Sofie Hooghe serait serrée. Finalement, je remporte le titre en U23 après une course dense et éprouvante mais avec beaucoup de plaisir à la clé!La course s’est-elle passée comme tu le voulais ?En duathlon, les U23 courent dans la même course que les élites alors les niveaux sont assez hétérogènes. La première course à pied est partie vite sous l’impulsion des meilleures élites. Je me fais décrocher de la tête de course au cinquième kilomètre environ et je suis alors dans un second groupe la 2ème U23 (Sofie Hooghe) est dans un troisième groupe et la 3ème dans un quatrième groupe. Nous prenons donc le vélo à cinq avec une autre Française (Sabrina Godard) pour 40 kilomètres où j’ai lutté pour ne pas me faire sortir du groupe à chaque relance! Au fur et à mesure des tours, les écarts diminuent avec le groupe de tête et nous posons le vélo à une trentaine de secondes des filles de devant. Les autres U23 ont perdu du temps et sont alors à trois et sept minutes derrière. Une course n’est jamais gagnée avant d’avoir franchi la ligne d’arrivée alors je suis partie sur les cinq derniers kilomètres avec des jambes qui ressemblaient plus à des poteaux en béton mais en écoutant attentivement les écarts que les coachs français m’annonçaient sur le bord de la route. Je m’écroule totalement dans le dernier kilomètre pour terminer dernière de mon groupe, bien entamée physiquement, mais heureuse de franchir la ligne en empochant le titre de championne du monde U23.Tu sembles prendre plus de plaisir en duathlon qu’en triathlon ?Cette année a été particulièrement compliquée en triathlon. Ayant un gros point faible en natation, j’ai enchainé les courses où je suis sortie vraiment très loin de l’eau et me suis donc retrouvée esseulée à l’arrière. Forcément, la course était vite pliée et la déception grande! En duathlon, ma course à pied m’a permis de pouvoir être dans la course, et d’être actrice et non spectatrice comme ce fût le cas en triathlon, donc c’est tout de suite plus intéressant! Pour autant, je préfère l’effort du triathlon et l’incertitude qu’il y a pendant ces courses. J’aimerais vraiment réussir à régler ce problème en natation pour pouvoir enfin réussir à m’exprimer. Le fait de combiner les deux (triathlon et duathlon), en ayant des objectifs dans chacun, a été vraiment motivant et m’a permis de relativiser les moments les plus durs.Tu vas donc continuer à jongler entre le triathlon et le duathlon la saison prochaine ?Il me reste déjà deux triathlons pour la fin de saison : la coupe de France avec mon club (TC Châteauroux 36) le 8 octobre à Parthenay puis une Coupe d’Europe en Turquie le 2 novembre. Pour l’an prochain, je ne sais pas encore quelle orientation je prendrai, mais dans tous les cas je vais devoir continuer à progresser dans les trois disciplines, et énormément en natation, si je veux devenir compétitive!
Recueilli par Basile Regoli