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Benjamin Choquert : « L’aboutissement d’un travail d’équipe »

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A Still, sur un parcours taillé pour lui, Benjamin Choquert (Metz) a remporté la 2e étape du Grand Prix de duathlon. Bien aidé par le formidable travail d’équipe de ses partenaires de club, Pierre Joncheray et Yohan Le Berre. A 27 ans, le Lorrain fait aujourd’hui partie des tous meilleurs duathlètes français et pourrait bien retrouver le maillot de l’Equipe de France, cet été, à l’occasion des Jeux mondiaux à Cali (Colombie). Sa victoire dimanche lui permet en effet de valider un des critères d’éligibilité à la sélection. Entretien.

Que représente pour toi une victoire sur le Grand Prix ?
Une jolie photo sur Internet ! Mais sans rire, cela est l’aboutissement d’un travail d’équipe et d’entraînement contraignant, mais aussi beaucoup de joie et de fierté car, derrière, personne ne démérite. Tout le monde mouille le maillot et pour moi c’est un honneur de courir avec eux.
Comment s’est déroulée cette course ?
La course s’est bien déroulée, j’ai retenu mes erreurs de l’année dernière. Je me suis testé sur la première bosse de la première course à pied. J’étais bien donc il fallait juste ne pas décrocher à vélo, ce que j’ai réussi à faire en restant placé. Sur le premier vélo, on arrive à laisser Yohan (Le Berre) partir et faire les 15 km tout seul. On le reprend seulement en haut de la bosse sur la deuxième course à pied. On se retrouve alors à huit sur le second vélo et là , tout de suite, on nous fait comprendre qu’on avait course gagnée (par équipe) mais qu’on ne nous aiderait pas et qu’il fallait faire le job. Yohann nous a organisés pour qu’on roule à trois même si c’est lui qui a fait le gros du boulot. J’arrive à poser le vélo dans les premiers et je pars pour la dernière course à pied avec Pierre (Joncheray), Antoine (Duvivier) et Emilio (Martin). Sur le papier, ce sont vraiment des clients plus rapides que moi. Je me suis placé en tête dans la bosse pour grimper à mon rythme. Sur la fin, j’arrive à faire une cassure que j’augmente dans la descente. Là , il ne me reste plus que 400m de bonheur à profiter avant de franchir la ligne.
Que penses-tu de ce format multi-enchainements proposé à Still et de ce parcours très exigeant ?
Ayant fait les Championnats du monde de course en montagne en junior, j’adore ce genre de difficulté. Ce format est vraiment spectaculaire pour le public et exigeant pour nous car nous n’avons pas le droit à l’erreur. Avec deux transitions supplémentaires, il nous faut être concentré sinon la pénalité nous guette.
Toi et ton club de Metz êtes en tête du classement par équipe après deux étapes. Comment vois-tu la suite de la saison sur ce Grand Prix ?
Je suis vraiment content : 2 étapes et 2 victoires ! J’espère que cette année est la nôtre car on a souvent joué de malchance. J’aimerai vraiment que l’on puisse offrir ce titre au club, aux dirigeants et aux licenciés pour les remercier et faire naître des vocations sur Metz.
Te concernant, as-tu fait des Mondiaux un de tes objectifs en 2013 ?
Du fait de l’éloignement et de ma médiocre prestation aux Mondiaux à Nancy, oui et non. Mais comme pour le moment la forme est là , j’y pense de plus en plus.
Quel regard as-tu sur la médiatisation de ton sport ?
Le duathlon est un sport encore trop confidentiel et dans l’ombre du triathlon qui est le sport olympique. C’est dommage car les deux disciplines ont leur place. Mais pour le moment, on ne joue pas dans la même cour.

Propos recueillis par Basile Regoli – Crédit photos Nicolas Fried/Morgane Riou