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TEMOIGNAGE – A chacun son EmbrunMan…

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« A chacun ses défis, à chacun son Embrunman

Comme je le répète souvent à un ami, triple finisher à Kona, nous ne pratiquons pas le même sport. Lui pratique un triathlon où la performance, le chrono sont essentiels. De mon côté, je dois faire face à une contraire de transport quotidien d’environ 3h20 en plus de mes heures de travail. Cette année, pour ajouter un peu de piment, je gère également le suivi de mon chantier de construction de maison. Par conséquent, un triathlon distance Ironman est pour moi une gestion de l’effort dans les trois disciplines. Le chrono est secondaire même si j’essaie tout de même d’être le plus performant. L’essentiel est de participer, d’aller au bout de moi-même pour être finisher. Le mental est pour moi une source d’énergie primordiale.

J’ai débuté le triathlon en 2008 au sein de l’AS Crédit Foncier. En 2011, j’ai terminé l’Ironman de Nice en 13h05. En 2012 à l’occasion du Chtriman je m’étais dit « plus jamais une telle distance sans préparation » car j’y ai dépassé les limites pour finir en 13h10. Malgré tout, je me suis lancé le défi de faire l’Embrunman tout en sachant que je ne pourrai pas me préparer comme cette épreuve l’exige. Mais l’attirance de ce mythe, l’Embrunman, pour lequel je me suis mis au triathlon, était plus forte que la raison.

Autant dire qu’avec mes 13km de natation, 2500km de vélo (dont 620km sur le Bordeaux-Paris) et mes 350km de course à pied depuis le début de l’année j’ai regardé les temps limites à diverses reprises. Cependant, suite à la reconnaissance du parcours vélo et pédestre sur un tour 3 semaines avant l’épreuve, je suis rassuré bien qu’ayant une vive douleur au dos. J’aborde donc la course assez sereinement pour finir et je me motive avec un objectif de 14h. Objectif qui en fait sourire plus d’un au regard de mon volume de préparation. Mais je sais qu’en moi j’en suis capable. Je pars avec en tête 1h30 de natation, 8h de vélo et 4h30 au marathon.

Le départ de nuit est une première pour moi et donne le ton de ce triathlon mythique avec une natation en 1h27, tout en souplesse. Ensuite, le vélo est bien entendu magnifique avec l’Izoard, Champcella, Chalvet que je termine en 8h03 avec un passage un peu compliqué dans l’Izoard. Je garderai surtout en tête le bonheur que j’ai pris en descente, tournant enfin la page sur ma chute dans l’Alpe d’Huez l’an dernier. Enfin, le marathon en 5h ne me permettant pas de faire moins de 14h mais peu importe. Je termine finalement en 14h38 mais le plus heureux du monde accompagné de ma fille Lola et d’Isa pour passer la ligne au milieu de la foule.

Notre sport, le triathlon, est une source exceptionnelle sur la connaissance de soi, le dépassement de soi avec comme objectif de toujours repousser les limites un peu plus loin. Allez, prochain défi le Norseman ! »

Damien Derrier