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WTS Yokohama – Charayron et les paratriathlètes

emmie charayron

Pour la troisième WTS de la saison disputée à Yokohama (JAP), seule Emmie Charayron portera les couleurs de la France chez les Elite. Elle sera accompagnée d’une belle délégation de paratriathlètes, et notamment de la médaillée aux Jeux Paralympiques de Rio Gwladys Lemoussu. Une équipe de France de paratriathlon conquérante, qui tentera d’affirmer sa suprématie sur le circuit des WPS. A l’aube de Tokyo 2020, un voyage au Japon n’a rien d’anodin pour l’encadrement, qui en profitera pour faire quelques repérages.

Emmie Charayron en quête de revanche

Après une course frustrante à Abu Dhabi, où une chute à vélo ne lui avait pas permis d’exploiter pleinement sa préparation hivernale, Emmie Charayron aura à cœur de démontrer son état de forme. Sur la ligne de départ, elle aura à ses côtés la Néo-Zélandaise Andrea Hewitt, intouchable en ce début de saison et victorieuse sur les deux premières étapes du circuit. Egalement présentes, la Britannique Vicky Holland, médaille de bronze aux Jeux Olympiques de Rio, ou encore la Bermudienne Flora Duffy, championne du Monde en titre. Très régulière sur le circuit l’an passé, la Japonaise Ai Hueda aura l’avantage de courir à domicile.

Stéphanie Deanaz, entraîneur national : « A Yokohama, la natation est rarement déterminante. Le parcours vélo est assez plat et peu technique, donc propice au regroupement. Pour autant, la présence de Lucy Hall et Jessica Learmonth laisse présager une natation solide, qui permettra à Emmie d’évaluer les progrès réalisés suite au travail mis en place ces derniers mois à l’entraînement. Un regroupement sur la partie cycliste pourra ensuite lui permettre de jouer avec les meilleures si on se réfère à son temps de course à pied réalisé à Abu Dhabi. »

Emmie Charayron : « Je garde un petit goût d’inaccompli de la WTS d’Abu Dhabi. La chute m’a pénalisée pour le classement final, j’avais des ambitions sur cette étape et sur la série mondiale, et elles auraient pu se réaliser sans cet incident (notamment la qualification pour la finale de Rotterdam). C’est la première fois que je cours la WTS de Yokohama. »

Comme aux Emirats Arabes Unis, la sociétaire du Tri Val de Gray sera la seule représentante tricolore.

Stéphanie Deanaz : « Les autres filles du groupe sont encore des Espoirs, explique la coach. La Coupe du monde de Madrid (28 mai) est un des objectifs que nous leur avons fixé. C’était risqué de partir au Japon seulement deux semaines avant car ces longs voyages demandent un peu d’expérience dans leur gestion. Nous verrons donc après Madrid s’il est opportun de partir sur des WTS. Nous essayons de faire les choses dans l’ordre. »

Jonathan Brownlee de retour sur le circuit, aucun Français au départ

Aucun tricolore ne sera au départ de la course hommes à Yokohama. Mais c’est un beau combat qui se profile. Javier Gomez, vainqueur à Abu Dhabi et Mario Mola, vainqueur à Gold Coast devront faire face au retour du vice-champion olympique et vice-champion du monde Jonathan Brownlee.

Stéphanie Deanaz : « Pour les garçons, les deux temps forts sont d’avantage la manche de Leeds (10 et 11 juin) ou le Championnat d’Europe (Kitzbühel, Autriche, 16-18 juin), avant de se préparer pour le Championnat du Monde (Rotterdam, Pays-Bas, 14-17 septembre). L’idée est que les athlètes soient en mesure d’identifier deux temps forts de la saison sur lesquels ils auront élevé leur niveau de performance. »

Gwladys Lemoussu

Les paratriathlètes pour confirmer, Gwladys Lemoussu de retour à la compétition

Après une moisson de médailles à Gold Coast (4 podiums dont 2 victoires), l’équipe de France de paratriathlon va avoir à cœur de poursuivre sur sa lancée. Pour cela, elle pourra compter sur une très belle délégation. Médaillée de bronze aux Jeux Paralympiques de Rio, Gwladys Lemoussu fera sa rentrée sur le circuit. Sera également de retour à la compétition notre Championne du Monde en titre, Manon Genest. Elles seront accompagnées de Maxime Maurel, 8e aux Jeux de Rio et de Geoffrey Wersy.

Gwladys Lemoussu : « J’ai hâte de remettre un dossard ! Après les Jeux paralympiques, j’ai repris l’entraînement relativement tard. Je suis partie en stage avec l’équipe de France en janvier et en mars. Je me sens plutôt en forme, surtout à pied et en natation. Yokohama sera une vraie course de reprise, avec toutes les incertitudes qui vont avec. Je n’ai pas couru depuis les Jeux, je n’ai donc pas de vrais repères. Je sais que de nouvelles concurrentes sont entrées sur le circuit, je suis impatiente de me mesurer à elles. Cette année post-olympique sera une année de réglages. J’ai déjà changé quelques petites choses, comme la prothèse que j’utilise sur le vélo. Je vais courir avec en compétition pour la première fois au Japon. Avec mon entraîneur Yohan Vincent, nous mettons également plusieurs choses en place, dont un suivi médical plus assidu. Sur cette nouvelle saison, l’objectif sera d’être le plus souvent possible sur le podium. J’ai hâte d’en découdre ! »

Nicolas Becker, entraîneur national : « Les athlètes avaient le choix soit d’attaquer tôt leur saison, sur la WPS de Gold Coast, soit de différer un peu leur rentrée et de courir sur Yokohama. Chacun a donc pu ajuster sa préparation comme il le souhaitait. La WTPS de Yokohama est la dernière occasion de marquer les esprits avant la sélection pour le Championnat d’Europe (Kitzbühel, Autriche, 16-18 juin)

Tokyo 2020 en ligne de mire

A peine Rio terminé, l’équipe de France et son encadrement sont déjà tournés vers Tokyo 2020. Pour ce voyage au Japon, Stéphanie Deanaz et Nicolas Becker voient déjà plus loin que les courses ITU. Ils profiteront de ce déplacement pour visiter des infrastructures sportives, non loin de Tokyo.

Stéphanie Deanaz, entraîneur national : « Avant chaque Jeux, nous nous déplaçons pour faire un état des lieux des conditions sur place, en termes d’infrastructures, d’hébergement, de restauration, … L’idée étant de permettre aux athlètes d’organiser au mieux leur déplacement. L’organisation d’un camp d’entraînement est également à l’étude. Nous allons aussi profiter de ce voyage au Japon pour réaliser quelques tests, avec un vol de jour à l’aller, et un vol de nuit au retour. »

Source communiqué FFTRI – Photos F.F.TRI./Michal CERVENY, James MITCHELL