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Lucie Croissant, 24 ans et finisher du Norseman

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Oui, Lucie Croissant est bien la jeune triathlète que certains ont découvert en regardant le reportage télévisuel ‘’Intérieur Sport’’ sur Canal +. A seulement 24 ans, Lucie a relevé le défi surréaliste de terminer le Norseman en août dernier. Qu’est-ce que le Norseman ? Un Ironman en Norvège qui est réputé pour être un des plus durs au monde en raison de ses difficultés. Retour sur cet incroyable exploit.

Une passion pour les courses extrêmes
Lucie peut dire merci à sa sœur jumelle Julie (trois Ironman à son actif dont celui d’Hawaï). C’est elle, la première, à l’avoir poussée vers le triathlon. C’était en 2008, juste avant qu’elle ne parte poursuivre ses études à l’EDHEC de Lille, une école de commerce. Le sport, Lucie baigne dedans depuis toute petite et notamment dans la natation et la course à pied. « Ça fait 24 ans que je nage », précise-t-elle. A son arrivée dans le Nord, elle intègre l’association sportive de son école nommée Team Raid EDHEC et commence à participer à quelques raids. Rapidement, elle prend goût aux courses en nature et à ces efforts de plusieurs heures. A son actif déjà : la SaintéLyon, la CCC du Mont-Blanc (98km), le trail des neiges de la Feclaz, le trail Vercors Coulmes, le trail extrême lillois… En 2011, elle saute le pas et s’aligne au départ de l’Ironman de Nice en compagnie de sa sœur. « Je l’avais vue sur un triathlon et ça m’a donné envie d’en faire un aussi. On s’était dit qu’en 2011 on ferait celui de Nice ensemble. » Le virus du triathlon désormais attrapé.

« C’est impossible de faire ça »
Avide de nouveaux défis, Lucie décide en 2012 de s’attaquer cette fois-ci au Norseman en Norvège, l’un des Ironman les plus durs au monde avec une natation qui se fait dans un fjord où l’eau filtre avec les 10°, un parcours vélo casse-patte et un marathon au dénivelé vertigineux qui se termine par une montée de 20km avec une arrivée au sommet de la montagne. « Quand j’ai vu un reportage sur cette course, je me suis dit ‘’ce n’est pas pour moi, c’est impossible de faire ça’’. » Rien ne semblait donc destiner au départ Lucie à y participer. Sinon, peut-être, un sens consommé du défi. Et pourtant, quelques mois plus tard, la voilà qui fait partie des 250 participants au départ de cette course extrême. « Je voulais faire un Ironman avec un paysage magnifique et le fait d’être dans la nature a fini par me donner envie, explique-t-elle pour justifier sa participation. Et puis, on a toujours envie d’aller plus loin et se fixer de nouveaux défis. »

Finisher sur le Norseman
Lucie va même faire mieux que simplement y participer. Fort de son passé de nageuse, elle sort de l’eau à sa grande surprise en 4e position, avec les meilleurs garçons. Derrière, c’est une autre course qui commence pour elle. « Ça ne fait que depuis deux ans que je fais du vélo et c’est vrai que c’est dur psychologiquement de se faire doubler. » Mais, même si son niveau vélo ne lui permet pas d’accrocher les premières filles, Lucie ne lâche rien et se bat avec ses armes pour perdre le moins de temps possible sur la partie cyclisme. « Au final, je me suis surprise dans mon temps vélo ». Une fois le vélo posé au parc, le plus dur se profile désormais devant elle : le marathon. « La course à pied a été pour moi la partie la plus difficile tellement il y avait de dénivelé. Dans les rochers à la fin, c’était de l’escalade qu’on faisait. » Après 15h10’23’’, la voilà pourtant qui boucle l’épreuve à la 124e place au général (14e féminine). Outre le résultat sportif, c’est l’aventure humaine dans son ensemble qu’elle gardera en souvenir. « Je retiens surtout les jours qui ont précédé la course. Il faisait à peine 5° et il y avait des nuages partout. C’était un peu hostile ! En plus, j’ai peur des poissons et des algues donc, avec 400m de profondeur dans l’eau, je me demandais si j’allais arriver à nager dans une eau, en plus, extrêmement froide », se souvient-elle avant de conclure en reconnaissant que « les gens qui vont là -bas sont tous des fous. » Difficile de dire le contraire.

Basile Regoli

Lucie Croissant est à la recherche de sponsors et de partenaires pour l’accompagner dans ses prochains défis sportifs. Si vous êtes intéressés pour la soutenir dans son projet, retrouvez là sur son facebook :
LUCIE CROISSANT TRIATHLON