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France Cross – Léonie Périault a fait le show

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On attendait et parlait beaucoup de Vincent Luis (6e) et de Cassandre Beaugrand (abandon), c’est finalement une autre triathlète qui a crevé l’écran lors des championnats de France de cross-country. Epatante de facilité dans la boue, Léonie Périault a surpris tout le monde, elle y compris, en prenant la deuxième place du cross long. Une médaille d’argent aussi inattendue que méritée.

Epoustouflante, grandiose, épatante, etc. Les qualificatifs ne manquent pas pour souligner la formidable course réalisée, hier à Plouay (Morbihan), par Léonie Périault à l’occasion des championnats de France de cross-country. Bien malin celui qui aurait misé sur la sociétaire du club de l’EA Saint-Quentin-en-Yvelines – en athlétisme – pour une médaille d’argent. Une deuxième place (derrière l’expérimentée Sophie Duarte) qui en a étonné plus d’un. D’ailleurs, l’intéressée elle-même semblait la première surprise à l’arrivée de la course. « Je suis sur le cul, désolé pour le terme ! Si on m’avait dit avant le départ que je finirai deuxième, j’aurais signé tout de suite », confie la jeune triathlète de 23 ans.

Et d’ajouter : « je ne m’attendais vraiment pas à me retrouver avec le groupe de tête. Les sensations étaient très bonnes. J’ai été surprise par mon état de forme du coup, j’ai tenté. » La pensionnaire du Pôle France à Montpellier a joué sa carte à fond, avec les meilleures, sur un parcours qui semblait taillé pour elle et sa foulée puissante. « Je n’ai pas du tout subi. Cette course, c’est un mystère. C’est top quand ça se passe comme ça. » A l’arrivée, sept secondes la séparent seulement de la championne de France qui a, étonnement, refusé… de lui serrer la main… Bref.

Quatre ans après sa dernière participation à un cross national (37e en 2014), Léonie aura réussi un retour très remarqué dans les labours. Un terrain de jeu où elle semble se régaler malgré une spécialisation en triathlon. « La boue, le froid, la pluie, j’aime ça, glisse celle qui s’entraîne pourtant dans le Sud toute l’année. Après j’ai vécu pendant vingt ans en région parisienne donc le soleil, je ne le connais que depuis trois ans (rires). » Son coup d’éclat à Plouay vient s’inscrire dans le prolongement de sa neuvième place à la WTS d’Abu Dhabi, le week-end précédent, où son audace avait également porté ses fruits.

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Car outre sur le plan physique, la demoiselle semble, aussi, avoir franchi ces derniers temps un vrai cap au niveau mental. Elle-même, d’ailleurs, le confirme. « J’aborde différemment les courses. J’ai plus confiance en moi et, du coup, j’ose plus. Avant, je serais certainement restée derrière à attendre alors que là, j’aie tenté ma chance. » Des propos partagés par sa coach Stéphanie Déanaz-Gros qui a été « agréablement surprise par la façon dont elle a géré sa course » en Bretagne. « De course en course, elle grandit et prend de l’assurance. C’est essentiel pour réussir. C’est ce qui lui manquait avant. »

Un début de saison très prometteur – « je ne peux pas rêver mieux » – que la jeune internationale va maintenant devoir confirmer lors de ses prochaines sorties sur le circuit WTS. « Je vais faire les Bermudes, Yokohama et après on verra pour la suite », lâche celle qui semble se positionner de plus en plus comme une candidate crédible à une sélection olympique dans deux ans. « J’aimerais bien y aller pour faire les deux (Ndlr : la course individuelle ainsi que le relais mixte). Maintenant, il y a plein d’échéances importantes avant les Jeux de 2020. »

Basile REGOLI

ET AUSSI… Sur le cross long féminin, les duathlètes Sandra Levenez et Lucie Picard ont, elles aussi, brillé de mille feux en terminant respectivement huitième et neuvième française de la course (médaille de bronze pour Picard chez les espoirs). « C’était top de courir  »chez soi » devant un public en feu et sur un (vrai) parcours de cross », glisse Sandra. Chez les garçons, belle sixième place de Vincent Luis qui a passé son temps à remonter ses adversaires. « Je suis content, j’ai eu de bonnes sensations. Il ne fallait pas s’emballer et faire ces six bornes à sa main. » Un peu plus loin derrière, on retrouve Pierre Le Corre (29e) et Dorian Coninx (46e). On notera aussi la superbe médaille d’argent du junior Boris Pierre tandis que Guillaume Hay, dans la même course, a, lui, échoué au pied du podium.