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Cécile Lejeune, une première au France de cross

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Après trois dernières éditions où elle a dû faire l’impasse à cause de blessures, Cécile Lejeune prendra part ce dimanche à son tout premier championnat de France de cross. La triathlète d’Issy-les-Moulineaux sera l’une des grandes favorites pour succéder au palmarès chez les juniors à Cassandre Beaugrand.

Mercredi 22 février, fin de matinée. A quatre jours de sa course au championnat de France de cross-country à Saint-Galmier (Loire), Cécile Lejeune se prépare à aller effectuer sa dernière séance à pied. Deux séries de cinq fois 600 mètres à intensité 100% VMA. Seule, une fois encore, tout près de chez elle à Morsang-sur-Orge dans l’Essonne. Sans partenaire d’entraînement ni coach à ses côtés sur la piste comme cela était le cas pour elle ces dernières saisons. « Ce n’est pas forcément très drôle. Il y a juste moi et mon ombre. Ça me change d’avant où il y avait tout le temps du monde avec moi aux séances », confie celle qui a pris la décision l’été dernier de rentrer au domicile familial après quatre années passées au CREPS de Reims. « J’avais besoin de changer », lâche-t-elle brièvement pour justifier son choix sans forcément s’étendre davantage sur le sujet.

Depuis septembre, c’est donc via un coaching à distance avec un entraîneur de son club d’Issy Triathlon – Guillaume Lepors – qu’elle fonctionne. « Il me fait ma planification globale mais je m’entraîne de mon côté. Je vais courir et rouler seule, par contre je nage avec le club de Grigny. Autant dire que je suis très contente quand je vais en stage ou en compétitions car ça me permet de voir du monde (rires). » Des stages justement, la demoiselle vient d’en enchaîner deux d’affilée en Espagne. Trois semaines avec sa compatriote Margot Garabedian et son groupe d’entraînement puis une autre semaine avec les jeunes de son club francilien. « J’ai vraiment pu faire un bon bloc de travail là-bas », apprécie l’étudiante en licence de physique par correspondance.

Pour la première fois de sa jeune carrière, Cécile sera au départ ce dimanche du championnat national de cross-country. Un rendez-vous auquel elle n’a jamais pu prendre part les années précédentes. « J’étais toujours blessée à ce moment-là. Deux fois c’était à cause de fractures de fatigue et une fois pour une inflammation du pied, se souvient-elle. Ça me frustrait un peu car j’avais envie d’y participer. J’étais déçue mais peut-être un peu moins qu’une athlète qui raterait ça et pour qui c’est l’objectif principal de sa saison. » Cet hiver, son corps la laisse pour une fois tranquille. A son plus grand bonheur. « C’est la première fois que ça m’arrive depuis bien longtemps. Je touche du bois pour que ça continue », glisse-t-elle avec le sourire.

Aussi utopique que cela puisse paraître, l’Essonnienne de 19 ans a davantage d’expérience dans les labours au niveau international (trois participations au championnat d’Europe) que sur la scène nationale. Sa belle – et surprenante de son aveu – huitième place européenne au mois de décembre en Italie fait d’ailleurs d’elle une des favorites pour la victoire chez les juniors. Un statut dont elle a parfaitement conscience mais qui ne lui fait ni chaud ni froid. « Je sais que j’ai une carte à jouer pour le podium voir même la première place. Maintenant je vais surtout y aller pour me faire plaisir sans me mettre la pression. L’objectif, c’est de courir le plus vite possible de la ligne de départ à l’arrivée avec les armes du jour. »

La suite, ce sera en mars « un gros cycle de travail en natation » pour pouvoir passer un cap dans l’eau avant de démarrer sa saison dans les disciplines enchaînées par le championnat de France jeunes de duathlon le 2 avril. « Je participerai aussi à des Grand Prix de duathlon et de triathlon », ajoute celle qui a surtout dans le viseur le championnat d’Europe junior de triathlon à Kitzbühel (Autriche) au mois de juin. « Je m’entraîne avec ça comme objectif, confirme-t-elle. C’est un parcours qui me correspondrait bien car ça grimpe pas mal à vélo. Mais on verra déjà comment je progresse en natation. » Chaque chose en son temps…

Basile REGOLI