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Ironman 70.3 Nice – From Ironplane to Ironman

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Aurélien, 30 ans, va concourir dimanche prochain sur l’Ironman 70.3 de Nice, premier du nom. Novice dans la discipline, il va nous faire vivre ses premiers pas sur Ironman 70.3, ainsi que sa préparation pour cet évènement. Tout en faisant connaissance avec lui. Rencontre.

Comment as-tu découvert le triathlon ?

C’était en 2017 lors d’une mission en opération extérieure lorsque j’ai lu le livre « Redemption – from ironbars to ironman », un livre qui raconte l’histoire d’un ancien criminel, qui passe de la prison à athlète professionnel sur le circuit ironman (NB le livre du Britannique John Mc Avoy).

Un souvenir de ta première compète ?

C’était en mai 2017 lorsque j’ai participé à mon premier triathlon distance S à 5 minutes de chez moi. Je n’avais alors pas conscience de la difficulté de nager en lac au beau milieu de 250 athlètes. Au bout de 100 mètres de nage, j’ai le souffle coupé à force de me faire nager dessus et de boire la tasse au beau milieu de cette machine à laver. Je sors en 200ème position et je finis cette course à la 105ème place. Une course éprouvante mais avec l’envie d’y retourner pour faire mieux.

Ton premier vélo route ?

Acheté pour Noel 2016, un look 585 full carbone de 2008. Un vélo très léger (7kgs) mais difficile à piloter.

Ta première combi ?

Une combinaison Zoot. Je pense faire l’ironman 70.3 de Nice avec une Aquaman gold prêté par mon coach David Bardi.

Ta première grosse trouille en course ?

L’an dernier, lors du Garmin triathlon de Paris couru sous la pluie. J’ai vu beaucoup de cyclistes tomber près de moi. Heureusement pour moi j’ai eu beaucoup de chance.

La séance d’entraînement qui t’excite le plus ?

Les séances piste ou « nature » concoctées par mon coach david Bardi avec des 5*20 » vite puis 40 » récup suivi de 15*300m en 1 minute.

Celle qui t’effraie le plus ?

La sortie avec les 9*1000m à 4 min au kil avec un départ toutes les 5’30. Le cardio s’emballe vite.

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Ta plus belle course à ce jour ?

Un swim and run organisé sur la base militaire où j’étais détaché en Afrique. Avec mon collègue nous terminons 1er sur 27 équipes avec une moyenne de 3:45 au kilomètre. Le triathlon de Messein en mai 2018 où je prends ma revanche sur mon premier triathlon l’année précédente. Même configuration, nouveau vélo (giant propel + combinaison néoprène). Je termine 52ème en 1H12 malgré un problème mécanique sur la partie vélo. Une belle revanche.

Pourquoi le triathlon ?

Ce sport m’a plus dès le début, j’adore courir et rouler. Dans ce sport il y a une compétition dans la compétition. Chacun essaie de faire du mieux possible pour battre son record personnel ou se prouver quelque chose. C’est un sport avec de très belles valeurs sportives et un fair-play entre les différents triathlètes.

Ton prochain Everest ?

Etre finisher de l’Ironman 70.3 de Nice !

Ta plus grande satisfaction ?

Me sentir bien dans mon corps grâce au triple effort.

Ta plus grande déception ?

Le marathon du Luxembourg en mai dernier où je me suis écroulé au 32ème kilomètre suite à une préparation trop courte due à une blessure au genou. Au final, 3H57 alors que j’étais sur des bases de 3H30.

Ton plus grand regret ?

Ne pas avoir découvert le triathlon plus jeune.

L’espoir le plus secret ?

Me qualifier aux championnat du monde Ironman à Kona

Ton fantasme de triathlète ?

Finir sur un podium dans ma catégorie d’âge sur Ironman.

Ce qui te booste le plus ?

Mon coach David Bardi me contacte après chaque sortie pour vérifier mon travail et faire en sorte d’améliorer chaque séance.

Ton modèle dans le tri ?

Tim Don recordman sur distance Ironman, qui après son accident à Hawaii l’an dernier a passé 3 mois avec un halo autour de la tête et qui il y a quelques mois à participé à un marathon avec un temps de 2H49. Lui que l’on pensait fini !

Ton modèle dans le sport ?

Mon père, qui à 63 ans continue à faire du karaté tous les jours. Il est maintenant ceinture noir 3ème Dan.

Tu y tiens comme la prunelle de tes yeux…

Ma fille née le 27 juin cette année, et ma femme qui est un réel soutien.

Ton passé de sportif ?

J’ai commencé par le karaté à 3ans puis le tennis, l’athlétisme, le football et le VTT. J’ai toujours aimé la compétition, surtout en VTT lors du ROC D’AZUR (Fréjus) chaque année. Ce sont toujours des courses folles avec un nombre incroyable de participants sur chaque épreuve.

Une semaine type pour toi en terme d’entraînement ?

Je m’entraîne en moyenne 7H par semaine toute l’année et sur les 3 derniers mois de préparation je suis autour de 10H par semaine. Avec mon travail de copilote sur mirage 2000 et mon rôle de père à la maison, mes entraînements se font généralement tôt le matin vers 6h avant d’aller au travail ou bien le soir après le bain de la petite vers 20H. Mon coach David Bardi connaît mon emploi du temps chargé avec des semaines de 45-50H et s’applique pour que chaque heure d’entrainement soit bénéfique.

Et lors de tes missions à l’étranger ?

Je m’entraîne le matin entre 6h et 8h à la fraîche avant d’avoir des températures dépassant les 40°C.

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Comment ton travail de copilote t’aide à t’améliorer en triathlon ?

Je vois le triathlon comme une mission. Que ce soit pour un entraînement ou bien une compétition, je commence par la préparation, comme pour la préparation de mon vol, je prépare mes affaires minutieusement, avec l’aide d’une check list pour ne rien oublier. Ensuite vient la phase du briefing, dans mon cas, je visualise ma séance, le trajet que je vais emprunter ou bien me remémorer les différents exercices que mon coach veut me faire travailler sur la séance. La phase du vol est équivalente à l’entraînement lui-même, je reste concentré tout au long de ma séance en me projetant sur le long terme, je contrôle mon énergie pour être sûr d’avoir la capacité de terminer ce que j’entreprends. Ensuite vient la phase de débriefing comme pour un vol, je contacte mon coach et je lui donne les points positifs de l’entraînement et les points à améliorer pour faire mieux la prochaine fois. La concentration acquise dans mon travail, me permet également de mieux mentaliser ma course lors d’épreuves de compétition et d’être sûr de ne rien oublier, effectuer les différentes tâches lors des transitions dans l’ordre le plus simple et rapide.

Pourquoi avoir pris un coach pour ta préparation ?

Jusqu’à présent je ne m’entraînais que tout seul ou bien avec mon club de triathlon NMT54 pour la natation. Suite à une blessure au genou en février, j’ai fait une préparation pour le marathon du Luxembourg sur 6 semaines. Ma préparation n’étant pas adéquate, j’ai eu un coup de pompe au 32e kilomètre et je me suis vite rendu compte que c’était dû à mon manque d’entraînement. Pour l’Ironman 70.3 de Nice, je ne cherche pas à faire une performance mais à le finir mais le finir bien, je ne veux pas être à l’agonie sur la ligne d’arrivée. Mon coach David Bardi me donne des exercices à effectuer dans les 3 sports, j’ai complètement changé ma façon de rouler par exemple, avant je roulais 3h pour rouler, maintenant j’y intègre du fractionné, j’y travail ma VMA, des choses que je ne faisait pas avant.

Pourquoi cette course ?

Quand on commence le triathlon, on est tout de suite attiré par l’Ironman qui fait rêver. Pour mes 20 ans j’ai participé au 4L trophy et j’ai fait Paris-Nice en vélo sur 5 jours avec des amis ; pour mes 30 ans, je voulais réaliser d’autres défis, j’y ai donc inclus mon premier marathon et mon premier Ironman 70.3. J’ai déjà des idées pour l’année de mes 40 ans.