Témoignages - Jeanne Collonge nous raconte son expérience Embrunaise….
Pourquoi le CD d’Embrun, et non pas l’Embrunman ?
"A 24 ans, et surtout un mois et demi après un Ironman (Nice), j’ai préféré jouer la prudence… Yves Cordier, mon coach, qui connait bien la difficulté de cet évènement, m’a guidée dans la bonne voie : il m’a prévenue des risques que je prenais à aller courir l’Embrunman dans les mêmes conditions que Nice (je n’aurais pas eu le temps de reconstruire quelque chose en course à pied pour endurer la distance marathon). On donc a misé sur la fraicheur et l’envie de courir des courses « rapides » comme les courtes distances, qui sont toujours très utiles pour garder de la vitesse et du punch !"
Comment s’est passée ma course ?
"Pas trop mal en natation, puisque je suis sortie à 1’30 de la tête féminine (Delphine Pelletier) et je me suis sentie bien dans l’eau et à la sortie plutôt fraiche. Il valait mieux pour la suite… J’ai eu du mal au départ par contre, car je me suis fait écraser par la masse humaine qui s’est jetée dans le lac !
Ensuite, le vélo a été un véritable plaisir. Je suis revenue sur mes concurrentes sorties avant moi de l’eau (Juliette Coudrey, Emeline Duhamel, l’allemande Renate Forstner et Delphine Pelletier), pour poser le vélo en tête avec 1’30 d’avance sur Delphine. J’ai réussi à descendre correctement, une grande victoire pour moi… !
En course à pied, j’ai eu le feu aux fesses jusqu’à l’arrivée ! Je me sentais très bien, mais au demi-tour, j’ai vu que c’était Sandra Levenez qui avait pris les devants sur Delphine. J’ai donc pensé qu’elle courait vite, en plus je connaissais son beau palmarès en duathlon... Finalement, l’idée d’être poursuivie par un avion de chasse m’a poussée à me donner à fond jusqu’au bout !"
La petite histoire avec Yves !
"Me donner à fond jusqu’au bout, oui, à tel point que je n’ai pas vu que je revenais sur Yves, pour finalement le doubler quelques mètres avant la finish line ! Je l’avais vu au demi-tour, mais il était assez loin devant et pour moi c’était assez improbable que je revienne sur lui. Ca ne m’a même pas traversé l’esprit ! 500m avant l’arrivée, j’ai vu que je revenais sur 2 hommes, mais j’ai surtout remarqué Julien Fort que je connais. En fait, l’autre concurrent était tout simplement mon coach… Ce n’est qu’en entendant les encouragements pour Yves que j’ai eu la présence d’esprit de me retourner et de constater qu’il s’agissait bien de M. Cordier ! Je suis surtout contente de ma place au classement général (10è), plus que d’avoir fini devant Yves. Bien sûr, c’est « le mythe d’Embrun », mais je sais très bien que ce lundi 15 août 2011, ce n’était plus le Yves Cordier athlète qui courait, mais bel et bien le Yves Cordier entraîneur et organisateur qu’il est devenu. Bravo Yves !
Félicitations à tous les niçois participants du Long et du Court, qui ont bien défendus les couleurs de l’ONN !"

















