Le tri, et l'EmbrunMan, par Christian Privat

Pourquoi le triathlon ?

C’était un rêve de petit garçon qui a découvert cette discipline en regardant un reportage sur l’IM d’Hawaï. Mais je pensais que je ne pourrais jamais prendre le temps suffisant pour m’entrainer sur 3 disciplines.
Je ne pars pas de rien puisque j’ai un passé de coureur à pied, je suis un sprinter (100-200-400 m) mais avec l’âge (49 cette année) j’ai allongé les distances jusqu'à faire des marathons.
Le vélo, je m’y suis mis il a y 5 ans et je participe chaque année à des cyclos, mais mon kilométrage reste faible (2000 km/an en moyenne).
En revanche, en natation c’est le néant car je ne sais pas nager plus de 25 m.


Et l’ironman ?
Etre finisher sur un Ironman, c’est un autre rêve de gosse et de compétiteur que je suis. La première année au club l’objectif est de faire un half. Je ne vous cache pas mon inquiétude de passer en 9 mois de 25m à 2 km de natation.
La magie du club (RSCC Champigny triathlon) fait que la mission est accomplie en 5h45 (pour moi, c’est très bien). Je n’avais pas passé la ligne que je pensais déjà à l’IM.
A la rentrée suivante, je n’ai pas beaucoup hésité à m’inscrire car j’en avais envie depuis longtemps. Pour moi les conditions étaient réunies pour le tenter. J’étais dans le club qu’il me fallait et puis avec mes 47 ans de l’époque, je n’ai plus trop le temps de réfléchir si je veux en faire d’autres …
En 2009, je me lance sur Roth, en 2010 ce sera Nice et en 2011, le suprême : EMBRUN

Quel est ton job ?
J’ai un poste de cadre dirigeant dans la distribution de la presse et mon boulot me prend beaucoup de temps. C’est un challenge passionnant mais très exigeant car exercé dans un contexte social difficile. Le sport me permet d’équilibrer vie pro et vie perso. Comme ça, je mets des difficultés des 2 côtés !!


Quelle préparation pour Embrun ?

C’est vite vu : durant l’hiver, je n’ai réussi qu’à entretenir mes acquis des années précédentes avec une moyenne d’entrainement semaine que l'on peut compter sans difficulté avec une seule main. Mon dernier espoir de préparation minimum était cet été, nous partons en Corse. Bref ! C’était pas l’année pour faire l’Embrunman mais je ne voulais pas l’accepter.
Mon objectif est d’être Finisher en 16h00 (Natation : 1H30, Vélo : 09h20 Cap : 5h00 + les transitions).
Nous passons donc 3 semaines en Corse 15 jours avant Embrun. Je suis attentif à ne pas monter en charge trop rapidement mon entrainement pour éviter la fatigue et surtout la blessure. Je préfère assurer en priorisant le vélo :
Semaine 1 (10h00) : Vélo 1 jour sur 2 entre 50 et 75 km avec du dénivelé, 30 mn de natation 1 jour sur 2, pas de cap.
Semaine 2 (15h00) : Vélo 4 sorties de 75 à 100 km,  pas de natation (mer trop agitée), pas de cap remplacée par de la rando pour éviter les blessures.
Semaine 3 (20h00) : vélo 4 sorties de 75 à 100 km avec 1100 m de dénivelé en une seule fois (2h30 de montée), 2 fois 30 mn de natation, cap : mon premier Trail (9km) + rando chaque jour. Je roule le matin et je fais de la rando l’après-midi.
En rentrant de Corse, il reste 15 jours avant Embrun, je ne coupe pas l’entrainement et maintiens 2 séances de natation de 1h30 par semaine, un footing de 1h15 et une sortie vélo de 120 km le week end. Au cumul de l’année, j’ai moins de 2000 km de vélo. Je coupe réellement 4 jours avant Embrun.

Et alors ?

Et bien je l’ai fait et je suis finisher en moins de 14H59’36’’ !
1h21 de nat
8h15 de vélo
5h10 au marathon sur lequel j’ai du marcher tant l’épreuve est exigeante et difficile
J’ai adoré et je reviendrai avec un objectif chrono cette fois ci.


Réactions et commentaires

3 Commentaires

1

Staysha a écrit le 02.10.2011 05:11

You put the lime in the coconut and drink the atirlce up.

Frank Leclercq a écrit le 13.09.2011 05:32

Bravo! L'âge, un paramètre important quand on flirte avec les 50 bougies. C'est aussi mon cas et bien que finisher de l'Embruman à 2 reprises depuis 10 ans le doute s'est installé sur ma capacité à m'y remettre un jour. Voilà donc la double preuve que c'est toujours possible : à 50 ans et sans un volume d'entrainement titanesque. Merci pour ce coup de fouet.

Fabrice Pion a écrit le 12.09.2011 19:37

Eh bien bravo... Je me suis un peu reconnu...

Mon 1er, Embrun, à 48 ans en 2003...

Mon "meilleur" temps en 2005 : 14h59 !

Venant du basket, ni nageur, ni rouleur, ni coureur... Et le hasard d'avoir vu y'a des années des images d'Hawaii, Nice...

Bonne suite à toi !

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